MatsLe  “par coeur”

Lorsqu’on  a un trouble primaire du langage (encore récemment  appelé ” dysphasie”),  un trouble d’apprentissage à base langagière, une dyslexie, un TDA(H) ou un trouble d’apprentissage, il se peut qu’il soit plus difficile d’apprendre ou de réciter des notions  “par coeur”.  Ceci est  particulièrement flagrant chez les personnes ayant  des difficultés ou un trouble d’accès lexical. En effet, celles-ci ont souvent le mot, la notion ou la réponse sur “le bout de la langue”.

 

Et à l’école, ça se passe comment?

…avoir des ‘blancs’ c’est frustrant, avoir la réponse sur sur le bout de la langue c’est embêtant!

À l’école, plusieurs élèves ayant des difficultés ou un trouble d’accès lexical  vivent de la frustration lorsqu’ils ont ”un blanc” alors qu’ils ont pourtant bien étudié leur matière.  Lorsqu’on parle de difficultés lexicales, on pense souvent à des difficultés à accéder aux mots notamment en français. Toutefois, les personnes qui ont des difficultés d’accès lexical peuvent aussi avoir une incapacité à accéder à une date en histoire ou à un terme mathématique.

 

N.B.: Pour en apprendre davantage sur les difficultés lexicales ou sur le trouble d’accès lexical, vous pouvez consulter  aussi cette autre  article  du blogue Mots-Croisés “Pourquoi j’ai le mot sur le bout de la langue?

 

Existe-t-il des trucs ou des stratégies à privilégier

…pour aider les jeunes avec leurs tables de multiplication

Pour contourner les difficultés d’accès lexical et aider les jeunes avec leurs tables de multiplication, “oui” plusieurs stratégies peuvent être utilisées.   

 

Quels sont ces trucs pour faciliter la   mémorisation des tables de multiplication?

…pour une étude plus efficace et pour plus de  succès aux examens

Pour cette notion qui donne souvent du fil à retordre aux jeunes vivant avec des difficultés ou un trouble d’accès lexical,  des techniques d’étude sont particulièrement recommandées:

5 clés pour bien apprendre les tables de multiplication
  1.  Tout d’abord, si l’élève est capable de verbaliser ce qu’il sait et ce qu’il comprend, il risque d’avoir plus de facilité à sortir la bonne réponse au moment voulu, car il aura “tenter de bien comprendre”  et pourra s’appuyer sur une logique plutôt que sur du simple par coeur.
  2. Ensuite, il a tout intérêt à s’enregistrer  (ex: sur son IPod) tout en verbalisant ce qu’il connait sur les tables de multiplication  ou, encore mieux, à filmer une courte vidéo  et de la réécouter régulièrement.
  3. Effectivement,  “on retient souvent mieux ce qu’on peut expliquer“.   Ainsi, pour que ceci ait tout son sens, cette vidéo peut être réalisée dans l’optique de la partager avec  des membres de sa famille et des collègues de classe. Cela amènera l’apprenant à clarifier sa pensée dans le but de transmettre des informations à quelqu’un d’autre. Ainsi, le jeune doit faire un effort supplémentaire  afin de s’assurer d’être bien compris.
  4. Pour les plus difficiles à retenir,  on peut amener le jeune à   se trouver des trucs mnémotechniques  (ex: images, histoires…). Une autre vidéo peut être faite spécialement pour mémoriser les plus difficiles en l’amenant à verbaliser les trucs qu’il a trouvés.
  5. Finalement, il est toujours plus intéressant d’apprendre en s’amusant tout en étant conscient de son niveau de maîtrise  grâce à un tableau de progression qui peut être rempli par le parent et l’élève.  Justement, dans l’aide-mémoire que je vous propose ci-bas, des exercices ludiques, pratiques et accessibles sur le web sont suggérés. 
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      Pour télécharger et étudier l’aide-mémoire détaillé adressé à l’élève:

Les tables de multiplication: 5 clés pour les apprendre et s’en rappeler! 

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Caroline Ricard, orthophoniste
et auteure du blogue Mots-Croisés
« Le langage, au coeur des apprentissages »
www.carolinericard.com